Page:Revue des Romans (1839).djvu/418

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de charmants madrigaux, et s’écrivent des lettres dans le goût de Voiture et de Mme de Sévigné.

FARAMOND, ou l’Histoire de France, 12 vol. petit in-8, 1664-70; id., 12 vol. petit in-8, Amsterdam, 1644-70. De tous les grands romans qui ont paru vers le milieu du XVIIe siècle, celui-ci et la Cléopâtre sont les seuls dont on puisse encore soutenir la lecture, quand on est doué d’une forte dose de patience.


LACÉPÈDE (B.G.E. de LA VILLE-SUR-ILLON, comte de),
né à Agen le 26 décembre 1756, mort le 6 octobre 1825.


ELLIVAL ET CAROLINE, 2 vol. in-12, 1816. — Des personnes qui assuraient être bien informées, ont prétendu que l’auteur de ce roman en est jusqu’à un certain point le héros ; ce que nous n’avons de raison pour affirmer ni pour contester. — Élise, fille d’un cultivateur du Dauphiné, cède aux vœux du marquis d’Armance, son amant, qui l’abandonne bientôt ainsi que la fille à laquelle elle a donné le jour. Seize ans après, Élise retrouve son séducteur, qui répare sa faute en lui donnant son nom et en lui laissant tous ses biens. Mais un certain vicomte de Saint-Elme, qui comptait sur la succession du mari d’Élise, furieux de se voir frustré dans son attente, enlève la marquise, fait courir le bruit de sa mort, dont il envoie les détails à sa fille, la jeune Caroline d’Armance. Celle-ci, se croyant orpheline, quitte le Dauphiné pour aller habiter aux environs de la ville d’Hyères. Là sa beauté excite l’admiration du jeune et beau comte d’Ellival, qui en devient éperdument épris, et dont la passion ne tarde pas à être partagée. Ellival part pour Paris pour aller hâter les préparatifs de son mariage. Mais Saint-Elme, qui avait intérêt à ce que cette unions ne fût pas contractée, intercepte les lettres des deux amants, et parvient à faire croire à chacun d’eux que l’autre est infidèle ; Ellival renonce à Caroline. Par bonheur, Saint-Elme meurt, mais sa mort n’amène pas tout de suite la réunion des deux amants, il y a encore une foule d’aventures que nous nous garderons bien de faire connaître au lecteur, pour ne point lui ôter le plaisir de la surprise.

CHARLES D’ELLIVAL ET ALPHONSINE DE FLORENTINO, suite d’Ellival et Caroline, 3 vol. in-12, 1817. — Une veuve criminelle, la marquise de Florentino, au moment de la mort de son mari, soustrait à tous les regards deux enfants jumeaux d’un sexe différent, nés d’un premier mariage ; elle répand le bruit qu’ils ont péri dans un incendie, les fait garder dans une retraite ignorée, et s’empare de tous les biens du défunt ; mais un honnête fermier ayant découvert