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NOS GLOIRES



I

À MAURICE BOUCHOR


Alors âgé de quinze ans


Mon cœur porte plus d’une entaille.
Très peu vieux, j’ai beaucoup vécu.
La vie, âpre et rouge bataille,
M’étreint, mais ne m’a pas vaincu.

Or, toi, tu connais moins les hommes,
Étant le plus jeune parmi
Tous les poètes que nous sommes,
Maurice Bouchor, mon ami.

Tu sais, frère, combien je t’aime.
C’est pourquoi je veux m’épargner,