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la mer

III

LE SECRET


Bonne aïeule douloureuse
Qui souris dans les sanglots,
Toujours ta face se creuse
De rides qui sont tes flots.

Dans ton giron de nourrice
Tout chagrin meurt envolé ;
Mais toi, la consolatrice,
Ton cœur reste inconsolé.

Quel est ton secret, grand’mère ?
Fais-nous enfin cet aveu.
La peine la plus amère,
Dite, se soulage un peu.