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FORMES EXTÉRIEURES DU TRONC.

Plan du grand rond saillant en boule dans l’attitude du modelé et bridé par en bas par le grand dorsal.

L’épine de l’omoplate, saillante chez les individus maigres, est transformée en gouttière chez les individus musclés, en raison du volume des muscles qui s’y insèrent ; la saillie supérieure est la plus forte, elle est due au trapèze.

Le bord interne de l’omoplate, recouvert par les fibres ascendantes du trapèze, forme une saillie toujours mousse chez les sujets maigres. Sur les individus musclés, et dans la contraction des muscles qui s’y attachent, comme dans l’attitude du sujet, il est transformé en gouttière.

L’angle inférieur du scapulum, lorsque les bras retombent naturellement le long du corps, forme une saillie émoussée par le grand dorsal qui passe au-dessus de lui.

Le bord postérieur de l’aisselle, à peine apparent dans l’attitude du modèle, est formé par le grand rond et par le grand dorsal qui contourne le bord inférieur du muscle précédent pour gagner son insertion humérale.


§ 3. — Région sous-scapulaire. (Pl. 78.)


La région sous-scapulaire est limitée en haut par la région scapulaire, en dedans par le sillon latéral du dos qui la sépare de la région spinale, en dehors par la saillie du bord antérieur du grand dorsal, en bas parle sillon supérieur du flanc.

Un seul muscle superficiel remplit toute la région. C’est le grand dorsal, muscle plat qui laisse apparaître la conformation des parties qu’il recouvre. En haut et en dehors, le grand dentelé le soulève et détermine un large sillon qui se dirige de l’angle inférieur de l’omoplate, en bas et en dehors, vers le flanc. Ce sillon est parfois interrompu vers le milieu de sa longueur, et sa seconde partie se trouve située sur un plan un peu plus inférieur, ce qui résulte de la disposition des derniers faisceaux du muscle, dont la direction diffère de celle des faisceaux moyens.

Entre ce sillon du grand dentelé et le sillon latéral du dos, limite interne de la région, il existe un espace de forme triangulaire, à sommet situé vers l’angle de l’omoplate, à base tournée en bas et en dehors, espace où la cage thoracique n’est plus recouverte que par le grand dorsal, de dimension fort variable suivant les individus, et généralement assez restreint dans l’attitude du type que nous étudions. Il importe néanmoins de le signaler, parce que, dans les mouvements d’élévation du bras, à cause du déplacement du grand dentelé, il acquiert un développement considérable, et laisse apparaître, au travers de la peau et du grand dorsal, toute la portion inférieure de la cage thoracique à laquelle il correspond. (Pl. 92.)