Page:Rictus - le Cœur populaire, 1920.djvu/84

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IV

Dis, Môm’, maint’nant qu’ t’ es « affranchie »,
tu m’ rest’ras toujours, tu le jures ?
Mais, rappell’-toi qu’ c’est pour la vie !


C’est drôl’ !... malgré tout j’ suis pas sûr,
j’ suis jaloux, j’ai eun’ boul’ qui m’ serre ;
(t’es trop bath pour mézig, vois-tu.)


Quiens, en c’ moment, malgré l’ plaisir,
si j’ me méfiais pas qu’ tu m’ charries,
ben, j’ laiss’rais pisser ma misère
comme un loupiot qu’on a battu !


V’là la neuille,... on allum’ les gaz ;
faut nous s’couer, Môme, allons-nous-en.
Et gare à la preumière occase,
de n’ pas t’ trotter comme un bécan !