Page:Rivista italiana di numismatica 1898.djvu/496

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


les citoyens, comme aussi pour empêcher qu’avec le peuple il n’entrât pas des personnes n’ayant pas ce droit ou qu’elles n’occupassent des places autres que celles qui leur étaient assignées.

Pour cela les anciens ont établi deux choses d’après ce que nous savons. En premier lieu, l’exécution architecturale des théâtre, surtout celle de leurs issues et de leurs escaliers, grâce auxquelles la confusion était habilement évitée à l’entrée, à la prise de possession des places dans chaque division du théâtre et à la sortie des spectateurs. Comme exemple brillant et universalement connu, nous avons les savants détails de ce mème théâtre de Dionysos. En second lieu ils ont divise l’enceinte en grandes sections destinée chacune pour un nombre fixe et spécial de spectateurs. Ainsi nous savons qu’il existait la proedrie qui composait la meilleure de ces sections, — spécialement du moins pour les représentations théâtrales. Elle comprenait autour de l’orchestre les admirables trônes de marbré réservés aux prêtres et aux archontes de la ville et à quiconque avait le droit exceptionnel de la proedrie. Une seconde rangée de places au théâtre de Dionysos était réservée aux deputés (Βουλευτχί) et était appelée le Bonleutikon (Βουλευτιχόν). Une autre partie était celle des éphèbes ou des jeunes gens (ἒφηξοι), et s’appelait Ephebikon. De plus, d’après des inscriptions du Vme siècle avant J. C, nous savons qu’au théâtre de Dionysos de cette époque, il existait une division speciale pour les édiles des deputés (Βολῆς ύπηρετῶν) et une autre pour les hérauts (Κηρύχον). Des autres théâtres, comme par exemple celui de l’île de Melos, nous savons qu’il existait des divisions appelées Place des jeunes gens (νεχνῳδῶν τόπος), place des chanteurs d'hynmes (ύμνῳδῶν τόπος), etc.[1].

  1. Dion., Chrysost. XXXI, 121. — G. Schneider, Das attische Thea-