Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/140

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PÉCHÉ

 

I



Péché ! Tentation du soir ! Chairs profanées,
Lampe éteinte où ne brûle aucun reste de feu
Lèvres ne sachant plus les douceurs de l’aveu,
Et s’effeuillant pour tous comme des fleurs fanées.

Chambres de volupté, rouge et flambant décor
Dont les miroirs profonds redisent la féerie,
Alcôves où la chair lamentable et fleurie
Offre son plaisir rose et nu sur des fonds d’or.