Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/156

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SOLITUDE


 
Faut-il fixer toujours des yeux mélancoliques,
Tel qu’un prêtre pensif, sur les choses de l’Art,
Tel qu’un prêtre qui reste agenouillé très tard
Dans son église froide, à veiller des reliques ?

Faut-il laisser fleurir les fleurs dans son jardin
Pour conquérir la gloire à travers les risées ;
Faut-il laisser passer l’Amour sous ses croisées
Et perdre un bien réel pour un rêve incertain ?