Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/36

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LITANIES


 
J’entends toujours les grands Sanctus de ma jeunesse
Qu’à Pâques ou Noël on chantait à la messe.

Je les entends en moi, comme des voix d’absents,
Et mon âme se meurt du regret de l’encens.

Mon souvenir repeint les anciennes verrières
Et cherche à renouer l’écheveau des prières.

Sanctus ! Sanctus Deus ! et du haut du jubé
Le chant des soprani lentement est tombé,

Si tendre qu’on dirait des chansons de fontaines
Pleurant au clair de lune en des vasques lointaines.