Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/50

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SES YEUX


 
Ses yeux où se blottit comme un rêve frileux,
Ses grands yeux ont séduit mon âme émerveillée ;
D’un bleu d’ancien pastel, d’un bleu de fleur mouillée,
Il semblent regarder de loin, ses grands yeux bleus.

Ils sont grands comme un ciel tourmenté que parsème
— Par les couchants d’automne et les tragiques soirs ―
Tout un vol douloureux de longs nuages noirs ;
Grands comme un ciel, toujours mouvant, toujours le même !