Page:Rodenbach - Les Vierges, 1895.djvu/11

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Pourtant il n’y a qu’un seul chemin, qui conduise au bonheur.   ◌   Donc toutes vont, allègres et fardées de jeune pudeur.   ◌   L’une se rit à elle-même dans les vasques des jets d’eau qui, le soir, baisseront — comme des lampes.   ◌   L’autre se hâte. Elle cherche à l’horizon ce qu’elle attend et qu’elle ignore.   ◌   Où les conduisent les routes muettes ?   ◌   Est-ce qu’elles chemineront longtemps seules ? Peut-être qu’elles chemineront
tou-