Page:Roland Manon - Lettres (1780-1793).djvu/1576

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M. Mège, la liste des personnes qu’il vit ou fréquenta. Il nous a paru qu’elle pourrait être utile à qui voudrait étudier les rapports, trop peu connus, des « patriotes » des deux pays avant la funeste rupture de 1793. À côté de chaque nom, nous placerons la référence, P pour la collection Picot, C avec le chiffre de la lettre pour notre recueil, M avec le chiffre de la page pour le livre de M. Mège :


Aldis, P.

Addington, P et C. 437.

J. Bevan, P. et C, 419 (c’est Joseph Gurney Bevan, écrivain quaker, ami de James Philips).

Beauvais, P.

Bridel, P. (compatriote et ami de Brissot, fixé à Londres).

Bush, P.

Christie (Thomas), P et M, 30 (publiciste anglais)

Clarkson, C, 422, 423 et M, 30 (publiciste anglais).

Grandville Sharp, P. Cf. C, 392 (publiciste anglais)

Herman, P.

Harris, P.

Hillier, P.

Knowles, P.

Mme Macauley, M, 30 (publiciste anglais)

Mackay, P.

Philips, P. et C, 414, 423 ; M, 30 (James Philips, libraire et publiciste).

Siddelot (misstress), P.

Sinclair, P.

Smith, P et C, 413 (sur James Edward Smith, botaniste, fondateur de la société Linnéenne, ami de Bosc)

Stone, P.

Stanhope (Lord), C, 392 et M, 30.

Vaughan, P.

Williams, P et C, 392 ; M, 30 (le publiciste David Williams).

Williams (mistress et miss), P (d’une autre famille que David Williams).

Young (Arthur), C, 400 et M (le célèbre voyageur et agronome).

Bancal vit en outre des voyageurs arrivant de France, Abauzit, Baumgartner, à lui adressés par le quaker français Marsillac, Mathieu Bertrand, l’associé de Lanthenas, etc…

La mort de son père, survenue à la fin de 1790, le fit songer un instant à avancer son retour en France ; mais Madame Roland elle-même, après l’y avoir d’abord engagé, l’en dissuada discrètement, surtout quand elle eut à lui annoncer son propre départ pour Paris (lettre du 11 février 1791). Il se mit alors à parcourir l’Angleterre. Un plan de voyage, tracé par lui précisément au bas de cette lettre, indique qu’il serait allé jusqu’aux Highlands. Une pièce de la collection Picot nous apprend qu’il passa par Cambridge.

Au commencement de mars, il était de retour à Londres, mais semblait devoir repartir (lettre 414).

Pour avoir une idée des projets aussi généreux qu’impraticables auxquels se vouaient alors Bancal et quelques-uns de ses amis, il faudrait pouvoir citer ici la lettre que lui écrivait, le 15 avril 1791, Claude Fauchet, l’orateur du Cercle social, s’intitulant « Procureur général de la Confédération des amis de la vérité », ainsi que la réponse de Bancal (ms. 9534, fol. 197-202).

On le chargeait d’établir des liens entre la Société de Paris et des Sociétés anglaises qui ont des principes semblables et des desseins aussi cosmopolites », de « conspirer pour l’unité du genre humain », et Bancal ne se refusait pas à l’entreprise. Il ne semble pas d’ailleurs l’avoir conduite bien loin ; Madame Roland et Brissot lui-même ne l’y encoura-