Page:Rolland - Pierre et Luce.djvu/189

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çus, une fois à sa table. Et toi, le connais-tu ?

— À peine, répondit Luce. On ne m’en parlait jamais. Mais, sans le connaître, je l’aime… Car je sais qu’il aimait.

— Pas comme nous.

— Pourquoi pas ? Nous, nous avons un pauvre petit cœur, qui ne sait aimer que toi, mon amour. Lui, il nous aimait tous. Mais c’est toujours le même amour.

— Veux-tu que nous allions demain, demanda Pierre ému, pour sa mort ?… On m’a dit qu’à Saint-Gervais on fera de belle musique !…

— Oui, j’aimerais bien aller avec toi, à l’église, en ce jour. Il nous fera bon accueil, je suis sûre. En étant plus près de lui, on est plus près l’un de l’autre.