Page:Rosny - La force mystérieuse, 1914.djvu/181

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II

LES TACHES VIVANTES


Un matin, pendant qu’elle faisait sa toilette, Sabine remarqua des taches sur son bras et sur sa poitrine. C’étaient des taches très pâles, à peine teintées de brun. Quoique leur forme fût assez irrégulière, leurs contours se composaient de lignes courbes. Sabine les considérait avec plus d’étonnement que de crainte, et cherchait à les définir. Elle n’y parvenait point. Tout au plus rappelaient-elles, confusément, des ecchymoses légères.

Tandis qu’elle réfléchissait, la femme de chambre Césarine parut avec Marthe et Robert :

— Regardez donc, Madame, dit-elle. C’est singulier.