Page:Rouleau - Légendes canadiennes tome II, 1930.djvu/68

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« — C’est à croire, se dirent les jeunes gens surpris ; un bon chrétien comme lui, qui meurt administré, il ne peut pas être damné ! »

« Et on laisse là la table pour jaser de choses et d’autres, ne donnant aucune croyance à ses réponses.

« Mais quelques jours après, l’épouse du défunt apprit ce qui s’était passé, et comme elle était très nerveuse, la folie s’empara d’elle. La voilà furieuse, et on fut obligé de la conduire à l’asile de Beauport. Le curé crut de son devoir d’avertir son évêque, et peu après était publié le mandement qui défendait de faire tourner les tables.

« Ce fut le coup de mort des tables tournantes, et le diable, furieux, dut retourner dans son antre ténébreux pour réfléchir sur les nouveaux stratagèmes auxquels il aurait recours pour perdre le monde. »