Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/490

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charge de faire parvenir ses biens à ses plus proches parens. Françoise de la Tour, baronne de Warens, qui se trouve dans le cas, *

[*Il ne reste de toute la maison de la Tour que Madame de Warens, & une sienne niece, qui se trouve par conséquent d’un degré au moins plus éloignée ; & qui d’ailleurs n’ayant pas quitté sa religion ni ses biens, n’est pas assujettie aux mêmes besoins, ] souhaiteroit qu’on pût agir auprès dudit sieur Pelico, pour l’engager à se dessaisir des dits biens en sa saveur, en lui démontrant son droit. Sans vouloir révoquer en doute la bonne volonté dudit sieur Pelico, il semble par le silence qu’il a observé jusqu’à présent envers la famille du défunt, qu’il n’est pas pressé d’exécuter ses volontés. C’est pourquoi il seroit à desirer que M. l’ambassadeur voulût interposer son autorité pour l’examen & la décision de cette affaire. La dite baronne de Warens ayant eu ses biens confisqués, pour cause de la religion catholique qu’elle a embrassée & n’étant pas payée des pensons que le roi de Sardaigne, & ensuite Sa Majesté catholique lui ont assignées sur la Savoye, ne doute point que la dure nécessité où elle se trouve ne soit un motif de plus pour intéresser en sa faveur la religion de Son Excellence.