Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/317

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nécessite, entre les deux compositeurs du même ouvrage, soit assez inepte pour adresser bêtement sa lettre à M. Rousseau, Auteur à Paris. Ce conte puérile est calqué sur une balourdise comme, & depuis long-tems les Parisiens l’ont attribuée à des campagnards.

4°. Si tout autre avoir reçu une lettre si singuliérement suscrite, il eût au moins présumé que la musique envoyée sous la même adresse, avoit eu le même sort, & que J. J. musicien de profession, pouvoit très-bien l’avoir refaite après trois ans d’attente inutile ; lui qui a bien fait le Dictionnaire de musique sans contredit.

5°. La mort d’un homme ne prouve pas qu’on l’ait volé, au lieu que cette mort arrivée à point nommé, établit un doute voilent sur une lettre égarée si mal à propos. Pourquoi M. Grenet ou Garnier n’a-t-il dit mot à personne de son ouvrage, ni de ses espérances ? Pourquoi n’a-t-il pas laissé d’esquisses même imparfaites ? S’il n’avoit été que chargé de faire représenter l’opéra, toujours en supposant la lettre vraie, cette bévue seroit cruelle.

6°. M. Pierre Rousseau ; élevé à deux reprises des doutes dans son Journal, dont il adresse un exemplaire à Jean-Jaques.

D’abord, au lieu d’élever simplement ses doutes, il en faloit nettement rapporter la pitoyable cause ; ensuite, il n’est pas sûr que l’Auteur d’Emile ait pris la peine de lire le Journal de Bouillon.

7°. M. Pierre Rousseau a depuis rencontré plusieurs fois Jean-Jaques lequel a toujours gardé le silence : & cette indifférence apparemment a choqué M. Pierre Rousseau ; mais elle n’établit