Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/402

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d’aucun ami de cet homme si justement célebre. La persuasion où je suis, Monsieur, que Mesdames D. R. G. & D. L. M. doivent autant leurs succès à votre approbation & au sujet qu’elles ont traité qu’à leurs talens, m’enhardit à marcher sur leurs traces. Pénétrée comme elles de respect pour les vertus de J. J. Rousseau, d’attachement pour sa mémoire, & de reconnoissance pour les services qu’il a rendus à mon sexe, en faisant valoir les qualités qui lui sont particulieres ; en le rappellant à sa véritable destination ; enfin en lui inspirant l’amour de ses devoirs ; je crois pouvoir espérer que ces sentimens auxquels votre honnêteté applaudit si volontiers, vous engageront à ne pas trouver mauvais, que j’aye l’honneur de vous communiquer quelques observations que j’ai faites sur l’article dont il s’agit. Mais, Monsieur, plus occupé de perfectionner votre ouvrage, que de chercher les défauts de ceux de vos concurrens, peut-être ne le connoissez-vous pas cet article. Je vais vous rapporter ce que j’y ai trouvé de répréhensible : je laisserai de côté ce qu’il contient d’avantageux à Jean-Jaques ; il n’y a rien à dire sur ce qui est dans l’ordre.

“Un heureux hasard, dit l’Editeur d’un Supplément aux œuvres de J. J. Rousseau, nous a procuré les pieces suivantes, & nous les donnons au Public, d’après les originaux, la plupart écrits de la main même de l’Auteur.”

Il me paroît bien singulier, que M M. les Rédacteurs du Journal de Paris, copient si bénignement cette phrase. Est-ce que je me tromperois, Monsieur, en croyant que celles de ces pieces qui ne sont pas écrites de la main même de l’Auteur, ne sont pas des originaux ? Quoi qu’il en soit M M. les Rédacteurs.....