Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t2.djvu/48

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& de contagion, quand tout est atteint des l’enfance, faut-il empêcher le débit des drogues bonnes aux malades, sous prétexte qu’elles pourroient nuire aux gens soins ? Monsieur, nous pensons si différemment sur ce point, que, si l’on pouvoit espérer quelque succes pour ces Lettres, je suis très-persuadé qu’elles seroient plus de bien qu’un meilleur Livre.

N. Il est vrai que vous avez une excellente Prêcheuse. Je suis charmé de vous voir raccommodé avec les femmes ; j’étois fâché que vous leur défendissiez de nous faire des sermons [1].

R. Vous êtes pressant ; il faut me taire : je ne suis ni assez fou, ni allez sage pour avoir toujours raison. Laissons cet os à ronger à la critique.

N. Bénignement : de peur qu’elle n’en manque. Mais n’eût-on sur tout le reste rien à dire à tout autre, comment passer au sévere Censeur des spectacles, les situations vives & les sentimens

  1. Voyez la Lettre de M. d’Alembert sur les spectacles, p. 81, premiere édition.