Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/286

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confusion dont les écoliers ne se tirent qu’a force de tems, de peine & d’opiniâtreté.

5. Parce que les tems y sont mieux distingues que dans la musique ordinaire, & que les valeurs des silences & des notes y sont déterminées d’une maniere plus simple & plus générale.

6. Parce que le mode étant toujours connu, il est toujours aise de préluder & de se mettre au ton : ce qui n’arrive pas dans la musique ordinaire, ou souvent les écoliers s’embarrassent ou chantent faux, faute de bien connoître le ton ou ils doivent chanter.

En second lieu, la musique en est plus commode & plus aisée a noter, occupe moins de volume ; toute sorte de papier y est propre, & les caracteres de l’imprimerie suffisant pour la noter, les compositeurs n’auront plus besoin de faire de si grands frais pour la gravure de leurs, pieces ; ni les particuliers pour les acquérir.

Enfin les compositeurs y trouveroient encore cet autre avantage non moins considérable, qu’outre la facilite de la note, leur harmonie & leurs accords seroient connus par la seule inspection des signes & sans ces sauts d’une clef a l’autre, qui demandent une habitude bien longue, & que plusieurs n’atteignent jamais parfaitement.

FIN.