Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/299

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soit assez répandu pour en rendre l’usage universel.

Enfin, si l’on outroit assez la défiance pour s’imaginer que personne n’adopteroit mon système, je dis que même dans ce cas-là, il seroit encore avantageux eux Amateurs de l’Art de le cultiver pour leur commodité particuliere. Les exemples qu’on trouve notes à la fin de cet Ouvrage, seront assez comprendre les avantages des mes signes sur les signes ordinaires, soit pour la facilite, soit pour la précision. On peut avoir en cent occasions des Airs à noter sans papier regle ; ma méthode vous en donne un moyen très-commode & très-simple. Voulez-vous envoyer en Province des airs nouveaux, des scenes entieres d’Opéra, sans augmenter le volume de lettres ? Vous pouvez écrire sur la même feuille des très-longs morceaux de Musique. Voulez-vous en composant peindre aux yeux le rapport de vos parties, le progrès de vos accords, & tout l’état de votre harmonie ? La pratique de mon systême satisfait à tout cela ; & je conclus enfin, qu’à ne considérer ma méthode que comme cette langue particuliere des Prêtres Egyptiens ; qui ne servoit qu’à traiter des sciences sublimes, elle seroit encore infiniment inutile aux initiés dans la Musique, avec cette différence, qu’au lieu d’être plus difficile, elle seroit plus aisée que la langue ordinaire, & ne pourroit par conséquent être long-tems un mystère pour le public.