Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/264

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récriés sur la fougue & le désordre des Dithyrambes. C’est fort mal fait, sans doute, de s’enivrer, sur-tout en l’honneur de la Divinité ; mais j’aimerois mieux encore être ivre moi-même, que de n’avoir que ce sot bon-sens qui mesure sur la froide raison tous les discours d’un homme échauffé par le vin.

DITON, s. m. C’est dans la Musique Grecque, un Intervalle composé de deux Tons ; c’ est-à-dire, une Tierce majeure. (Voyez INTERVALLE, TIERCE.)

DIVERTISSEMENT, s. m. C’est le nom qu’on donne à certains recueils de Danses & de Chansons qu’il est de regle à Paris d’insérer dans chaque Acte d’un Opéra, soit Ballet, soit Tragédie : Divertissement importun dont l’Auteur a soin de couper l’action dans quelque moment intéressant, & que les Acteurs assis & les Spectateurs debout ont la patience de voir & d’entendre.

DIX-HUITIEME, s. f. Intervalle qui comprend dix-sept Degrés conjoints, & par conséquent dix-huit Sons Diatoniques en comptant les deux extrêmes. C’est la double Octave de la Quarte. (Voyez QUARTE).

DIXIEME, s. F. Intervalle qui comprend neuf Degrés conjoints, & par conséquent dix Sons Diatoniques en comptant les deux qui le forment. C’est l’Octave de la Tierce ou la Tierce de l’Octave, & la Dixieme est majeure ou mineure, comme l’Intervalle simple dont elle est la Réplique. (Voyez TIERCE).

DIX-NEUVIEME, s. f. Intervalle qui comprend dix-huit Degrés conjoints, & par conséquent dix-neuf Sons Diatoniques