Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/408

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M.

MA. Syllabe avec laquelle quelques Musiciens solfient le mi Bémol comme ils solfient par si le fa Dièse. (Voyez SOLFIER)

MACHICOTAGE, s. m. C’est ainsi qu’on appelle, dans le Plain- Chant, certaines additions & compositions de Notes qui remplissent, par une marche Diatonique, les Intervalles de Tierces & autres. Le nom de cette maniere de Chant vient de celui des Ecclésiastiques appellés Machicots, qui l’exécutoient autrefois après les Enfans de Chœur.

MADRIGAL. Sorte de Piece, de Musique travaillée & savante, qui étoit fort à la mode en Italie au seizieme siecle, & même au commencement du précédent. Les Madrigaux se composoient ordinairement, pour la vocale, à cinq ou six Parties, toutes obligées, à cause des Fugues & Desseins dont ces Pieces étoient remplies : mais les Organistes composoient & exécutoient aussi des Madrigaux sur l’Orgue, & l’on prétend même que ce fut sur cet Instrument que le Madrigal fut inventé. Ce genre de Contre-point, qui étoit assujetti à des loix très-rigoureuses, portoit le nom de style Madrigalesque. Plusieurs Auteurs, pour y avoir excellé, ont immortalisé leurs noms dans les fastes de l’Art. Tels furent, entr’autres, Luca Marentio, Luigi Prenestino, Pomponio Nenna, Tommaso Pecci, & sur-tout le fameux Prince de