Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/12

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l’image semblait faire partie intégrante du document ; mais à la suite d’une observation plus attentive on découvrait une étroite bande de mousseline transparente, qui, se collant à la fois sur le pourtour du disque peint et sur la surface du solide vélin, rendait aussi parfaite que possible la soudure des deux objets, en réalité indépendants l’un de l’autre ; à gauche de la double effigie, ce nom « SOUANN » s’étalait en grosses majuscules ; en dessous, le reste de la feuille était rempli par une nomenclature généalogique comprenant deux branches distinctes, parallèlement issues des deux gracieuses Ibériennes qui en formaient le suprême sommet ; une de ces lignées se terminait par le mot « Extinction », dont les caractères, presque aussi importants que ceux du titre, visaient brutalement à l’effet ; l’autre, au contraire, descendant un peu moins bas que sa voisine, semblait défier l’avenir par l’absence de toute barre d’arrêt.

Près de l’autel, vers la droite, verdissait un palmier gigantesque, dont l’admirable épanouissement attestait le grand âge ; un écriteau, accroché au tronc, présentait cette phrase commémorative : « Restauration de l’empereur Talou IV sur le trône de ses pères ». Abrité par les palmes, de côté, un pieu fiché en terre portait un œuf mollet sur la plate-forme carrée fournie par son sommet.