Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/177

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forme de cylindres aux deux bouts arrondis était régulière et pareille.

Bordant l’espace exigu occupé par les trois précieux rouleaux, une nouvelle planche, plus proche de nous, fournissait un pendant à la première.

On y trouvait d’abord une corbeille contenant trois chats, qui, prêtés par Marius Boucharessas, n’étaient autres que trois verts de la partie de barres, encore parés de leur ruban.

À côté, un objet délicat, ressemblant à une porte de cage, se composait de deux fines planchettes qui, placées horizontalement à quelques centimètres l’une de l’autre, pressaient entre leurs quatre extrémités intérieures deux fragiles montants verticaux. Meublant le rectangle ainsi formé, des crins noirs bien tendus s’espaçaient à courte distance, noués extérieurement en haut et en bas, au sortir d’imperceptibles trous forés dans les deux lames de bois. À la même place gisait une demi-brindille très droite, qui, sectionnée dans le sens de la longueur, montrait une face interne légèrement résineuse.

En dernier lieu, posée debout sur la planche même contre le nouvel angle du cadre, une grosse chandelle voisinait avec deux cailloux foncés.

Presque au milieu du lit, à la gauche du dormeur éventuel, on voyait surgir une tige de métal,