Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/366

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certaines nodosités bizarres, capables sans doute de produire les sons doubles qui piquaient fort sa curiosité.

Au moment de quitter la place, Fogar, sur le conseil de son compagnon, ramassa la chandelle éteinte, dont il n’avait consumé qu’une faible portion.

Revenu à Éjur, Bex voulut vérifier sur l’heure l’assertion de son jeune guide.

Il choisit sur le dos du rongeur plusieurs crins à nodosités différentes.

Ensuite, cherchant à obtenir une sorte de support résonnant, il tailla deux minces planchettes de bois qu’il colla l’une contre l’autre afin de les percer ensemble d’imperceptibles trous régulièrement espacés.

Ce travail achevé, chaque solide crin traversa facilement la double surface, puis fut épaissement noué sur lui-même à ses deux extrémités en vue d’un emprisonnement durable.

Les planchettes, s’écartant le plus possible, furent maintenues par deux montants verticaux et déterminèrent soudain une forte tension des crins transformés en cordes musicales.

Fogar fournit lui-même certaine branche souple et fine qui, ramassée au sein du Béhuliphruen puis sectionnée dans le sens de la longueur, offrait une surface interne parfaitement lisse et un peu poisseuse.