Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/397

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Différentes herbes, fraîchement foulées, lui indiquèrent le dernier chemin tracé par le rongeur.

En un point de cette passée, susceptible d’être suivie avant peu par des animaux d’espèce identique, Rhéjed creusa une petite fosse que de légers branchages dissimulèrent complètement.

Le lendemain, enchanté de la réussite de son piège, l’enfant retira de l’étroite excavation, pour le rapporter vivant dans sa case, un rongeur à toison rousse tout pareil au premier.

Obéissant à un sentiment d’émulation suscité par les projets de Fogar, l’aventureux Rhéjed voulait corser le gala en se faisant enlever dans les airs par un des oiseaux à narines répandus dans le Béhuliphruen.

Le rongeur, tué au dernier moment, fournirait une bave abondante qui, attirant par ses émanations le volateur requis, servirait ensuite au rapide agencement de quelque ingénieux attelage aérien.

Cette dernière condition nécessitait l’emploi d’un objet plat, propre à recueillir la glu animale, qui, simplement épanchée sur le sol, fût demeurée inutilisable.

Rhéjed, en explorant les débris du Lyncée, découvrit un léger battant d’armoire fort bien adapté à ses vues.