Page:Roussel - Le Bouddhisme contemporain.djvu/400

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position des religieux, de leur apporter, à des heures déterminées, l’eau, la boîte à bétel et la nourriture de chaque jour, de les accompagner dans leurs pieuses pérégrinations. Le temps libre est consacré à la lecture, l’écriture, les éléments du calcul.

Les Shyins, comme les moines proprement dits, sont astreints aux dix prescriptions que l’on sait. En conséquence, il leur est défendu, sous peine d’expulsion, de tuer un être vivant, de voler, de commettre l’impudicité, de mentir en se vantant faussement de grâces surnaturelles, de boire des liqueurs fortes. De plus, ils ne doivent pas manger après midi, non plus que s’adonner à des distractions profanes, telles que la danse, le chant, la musique, se teindre le visage, occuper des sièges ou des lits élevés, ni toucher l’or et l’argent.

Ces cinq dernières défenses n’entraînent pas l’expulsion pour les délinquants, mais seulement des peines plus ou moins graves.

C’est le décalogue du Bouddhisme primitif.

Au bout d’un an ou deux, les Shyins retournent dans leurs familles. Ceux qui désirent entrer en religion restent à se perfectionner dans l’étude des Saintes Lettres ; et quand ils ont atteint leur vingtième année, on les admet solennellement dans l’ordre, sous le nom de Patzins, ou Phongyies. Cette dernière appellation est quelquefois réservée aux supérieurs, mais le plus souvent les deux sont employées indifféremment pour designer tout moine qui a fait profession.

S’il y a des degrés dans la hiérarchie, il n’y a pas de différences dans les prescriptions monacales, et l’abbé, comme nous dirions, est astreint aux mêmes obligations que le dernier de ses subordonnés. Nous avons vu que ce supérieur se nomme Tsaya.

Il a l’œil sur tous et sur tout, veillant en détail au service intérieur. Chaque moine recourt immédiate-