Page:Routhier - À travers l'Europe, impressions et paysages, Vol 1, 1881.djvu/200

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IV

LE DIMANCHE A PARIS.



HIER était dimanche. J’en suis sûr, parce que j’ai consulté le calendrier. Mais ce n’est pas l’aspect de Paris qui me l’aurait rappelé.

J’ai quitté l’Hôtel du Louvre, et j’ai pris des appartements dans l’avenue Montaigne. Il y a sous mes fenêtres un jardin, et dans ce jardin un jardinier qui flâne toute la semaine, et qui travaille comme un forçât le dimanche. Il est en même temps mon concierge, et chaque dimanche je suis réveillé dès six heures du matin par le bruit de sa pioche et de son râteau. Quand je lui ai demandé s’il n’allait pas à la messe, il m’a répondu qu’il n’avait pas le temps.

Hier, je suis allé entendre, chez les Pères de l’Oratoire, Mgr Isoard qui y fait une série de conférences remarquables sur le Sacerdoce. J’apprécierai plus loin le mérite du conférencier ; mais je veux dire ici qu’en me rendant à la chapelle de l’Oratoire, rue du Regard, j’ai dû traverser une grande partie de Paris,