Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1781, tome 1.djvu/383

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qui ferment & terminent la hauteur du fourneau.

En construisant le fourneau, on observe de continuer la cheminée. Cette continuation est représentée en B, fig. 2, qui est supposée s’adapter sur la fig. 1.

La prolongation de la cheminée, au dessus du fourneau, est représentée en L, fig. 3. La trop grande capacité de la cheminée ne doit pas donner de l’inquiétude, parce qu’on empêche le tirage trop fort par une tirette K, fig. 3, qu’on pratique dans l’intérieur de la cheminée, à un pied ou un pied & demi au dessus du fourneau. Cette tirette est formée par un chassis de fer à coulisse qu’on place dans l’intérieur de la cheminée en la construisant, & d’une plaque de tôle qui glisse dans ce chassis pour boucher la totalité ou une partie de la capacité de la cheminée ; ainsi, on règle le feu à volonté. On observe l’instant où la fumée cesse de sortir par la porte du fourneau, & celui où le courant d’air l’empêche de refluer, fait la juste proportion de l’ouverture qu’il convient de donner au passage de la fumée.

La fig. 4 représente l’alambic complet dans son fourneau. On voit par les lignes ponctuées A, B, jusqu’où descend la chaudière dans le fourneau.

C, est la tirette pour régler le feu ; A, est la tuyère par laquelle on vide la chaudière.

D D, sont les becs du chapiteau ; E, est le tuyau par où l’on remplit l’alambic ; F, la porte du fourneau.

M. Baumé offre encore le modèle d’un autre fourneau propre à brûler du bois. ( Voyez Pl. 11, fig. 1 ) Il est rond dans son intérieur, parce qu’il est destiné à recevoir une chaudière ronde. Il est construit sur les mêmes principes & dans la même proportion, que le premier fourneau. Il règne autour de la chaudière une espace vide de deux pouces ; le foyer a également quatorze pouces de hauteur. Ce que l’on a dit suffit pour faire connoître le méchanisme de celui-ci.

Du Fourneau au charbon de terre. (Voyez Pl. 10, fig. 1.) Elle représente la première partie du fourneau dont on va donner la description.

La fig. 6 représente la même élévation de ce fourneau, jusqu’à la hauteur des barres qui supportent la chaudière.

Sur un massif bien solide, on commence par former une aire en briques, qu’on élève à la hauteur qu’on veut : nous la supposons de quatre pouces au dessus du terrain. Sur cette aire, on élève deux massifs A B d’un pied de hauteur, & de deux pieds & demi de large chacun, & de toute la longueur du fourneau, qu’on suppose avoir seize pieds de long. Il reste par conséquent un vide dans le milieu, d’un pied de large, & d’un pied de hauteur en C ; c’est ce vide qui forme le cendrier. On peut, si l’on veut, lui donner plus de hauteur : le fourneau en chauffera davantage ; mais celle que l’on propose suffit, parce qu’on n’a pas besoin d’un feu de verrerie.

En construisant ce fourneau, on scelle au devant du cendrier un chassis quarré de fer, garni de deux gonds & d’un loqueteau pour recevoir une porte de tôle, afin de boucher à volonté le cendrier du fourneau.