Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1781, tome 1.djvu/674

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chaque degré de température, & l’échelle de mille parties, Fig. 3, en donne les distances.

Pour rendre la chose plus sensible, en voici une application. La table des rapports indique qu’une eau-de-vie formée par le mélange, d’une partie d’esprit-de-vin sur neuf d’eau, ne donne à zéro que 6,3. On prend avec un compas, sur l’échelle de mille parties, Figure 3, un intervalle de 6,3, que l’on porte sur la ligne EF de la Fig. 2 de la première face, en appuyant une des pointes du compas sur la ligne de vie au point E, & l’autre arrive au point 1 que l’on marque. Cette même table fait voir que la même eau-de-vie, à la température de 5, donne 6,6 qu’on va lever sur l’échelle, pour la porter ensuite sur la ligne CD de la même face, en appuyant toujours la pointe du compas ; & de ce point 1 pris dans la ligne CD, au point 1 déjà marqué dans la ligne EF, on tire une ligne transversale qui ne doit pas être parallèle à la ligne de vie.

Sur cette même face, on parcourt les autres eaux-de-vie, dont on marque les points selon que la table des rapports les indique, & que les distances en sont données par l’échelle ; & de chacun de ces points marqués dans la ligne EF, on tire des lignes aux points correspondans dans la ligne CD ; par ce moyen toute cette face est divisée. Il faut observer la même méthode pour toutes les autres faces ; mais comme chacune de ces faces est sous-divisée en cinq parties égales, il se trouvera que la ligne tirée d’un point à celui qui lui correspond, coupera obliquement les lignes qui sous-divisent chaque parallélogramme, & le point de concours de ces lignes indiquera les degrés de température intermédiaire de 0 à 5 dans la première, de 5 à 10 dans la seconde, &c. Prenons pour exemple l’esprit-de-vin dont le point 10 marqué dans la ligne EF, est distant de la ligne de vie de 93,2 ; & le même point 10 pris dans la ligne CD se trouve éloigné de cette même ligne de vie de 96,6. La ligne oblique tirée d’un de ces points 10 à l’autre, doit coïncider avec la ligne verticale de la première colonne, à 93,9 ; avec celle de la seconde, à 94,6 ; avec celle de la troisième, à 95,3 ; avec celle de la quatrième, à 96,0 ; & ainsi de suite pour chaque face & chaque espèce d’eau-de-vie intermédiaire.

On voit par ces résultats qu’on peut, avec un seul & même hydromètre, vérifier non-seulement la même eau-de-vie à tous les degrés de température, mais qu’on peut encore pousser l’exactitude jusqu’à reconnoître des moitiés, des quarts, des huitièmes de degrés ; de sorte qu’on trouve dans un même instrument une infinité d’hydromètres gradués pour des températures différentes.

Les dimensions de l’hydromètre sont arbitraires ; mais il n’en est pas de même des proportions de ses différentes parties entr’elles. Il faut que le volume de la verge de la graduation soit au volume total comme 1 est à 6.

La sensibilité de l’instrument dépend de la longueur de l’intervalle du point A au point B, Fig. 1, qui sont les deux termes.

Plus la verge de graduation est