Page:Ségur - Aprés la pluie, le beau temps.djvu/400

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.




Jacques.

Je m’en charge, mon père ; vous en aurez un tout prêt.

— Puisque tu as réponse à tout, dit le père, marie-toi quand tu voudras. »

Les frères, les sœurs étant prévenus et enchantés, Jacques repartit le lendemain pour profiter du peu de temps qui lui restait pour tout préparer.

Geneviève était à sa table de dessin, essayant de faire de mémoire le portrait de Jacques, quand la porte s’ouvrit et Jacques lui-même entra. Il courut à elle, elle courut à lui, et ils se trouvèrent dans les bras l’un de l’autre avant d’avoir eu le temps de se reconnaître.

« Jacques ! Geneviève ! » fut le seul cri qu’ils échangèrent en même temps. Mlle Primerose l’entendit, accourut et se mit à accabler Jacques de questions ; il répondit à tout de la manière la plus satisfaisante, fit part à Geneviève du bonheur de ses parents, de ses frères et sœurs, et annonça qu’il allait s’occuper, aussitôt après le déjeuner, des publications nécessaires.


Jacques.

Je rapporte mon acte de naissance ; le notaire a le tien, Geneviève ; nous serons affichés à la mairie demain samedi, publiés à l’église dimanche ; mon père en fera autant chez lui à la campagne. J’irai dans l’après-midi chez le notaire, de là à la paroisse, puis à mon bureau d’engagement de zouave ; ensuite j’irai chercher un appartement. Ils arrivent tous, même ma vieille bonne qui m’aime tant