Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/18

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d’admiration, remercia Gribouille, et, dans l’excès de sa joie, elle lui donna un gros morceau de galette et un gros baiser ; puis elle courut bien vite dans sa chambre pour essayer la robe, qui ne trouva aller parfaitement.

Gribouille, très fier de son succès, revint à la maison en courant.

« J’ai fait ta commission, ma sœur. Mlle Rose est bien contente ; elle m’a embrassé et m’a donné un gros morceau de galette ; j’aurais bien voulu le manger, mais j’ai mieux aimé le garder pour t’en donner une part et une autre à maman.

caroline.

C’est très aimable à toi, Gribouille ; je t’en remercie. Voilà tout juste le souper servi ; mettons-nous à table.

gribouille.

Qu’avons-nous pour souper ?

caroline.

Une soupe aux choux et au lard, et une salade.

gribouille.

Bon ! j’aime bien la soupe aux choux, et la salade aussi ; nous mangerons la galette après. »

Caroline et Gribouille se mirent à table. Avant de se servir elle-même, Caroline eut soin de servir sa mère, qui ne pouvait quitter son lit par suite d’une paralysie générale. Gribouille mangeait en affamé, personne ne disait mot. Quand arriva le tour de la galette, Caroline demanda à Gribouille si c’était Mme Delmis qui la lui avait donnée.