Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/291

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XXII

l’arrestation


En approchant de la maison où demeurait ce Michel, ancien domestique du comte de Trenilly et qui avait été chassé pour inconduite et paresse, les gendarmes redoublèrent de précaution pour voir et entendre sans être vus ni entendus. Ils firent, à pas de loup, le tour de la maison sans découvrir de lumière ; le brigadier, passant près d’une échelle appliquée à la fenêtre d’un grenier, leva les yeux et aperçut une demi-lueur qui éclairait le grenier. Faisant signe à son camarade, ils prirent l’échelle et la couchèrent par terre. Puis ils se blottirent contre l’encoignure de la maison, qui se trouvait en pleine obscurité. Ils ne tardèrent pas à entendre un bruit léger ; un homme approcha de la lucarne du grenier, chercha à voir, et, ne distinguant rien, n’entendant rien, appela avec précaution et à voix basse :