Page:Sénancour - Rêverie sur la nature primitive de l’homme, tome 2.djvu/70

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


ne s’y attachent pas (Ibid., 67-69), ces actes resteront…
…deviendront ridicules (Ibid., 65-67), et la fin… …
sera étrangères. (Ibid., 65).




VINGT-TROISIÈME RÊVERIE

Lorsqu’une agitation… …de ses besoins (Ob. LXIII,
167-168), il va même au-delà ; il demande… …la
nature (Ibid., 168-169) ; jouir ou exister sont pour lui
une même chose. Il place… …dans l’amour (Ibid.,
170), parce que l’amour est alors le plaisir ; il ne voit… |

[149]

…dans les airs. (Ibid., 171-192).
Le centre du monde est dans cette île inhabitée où vous
attendez le bonheur, le complément de la vie. Une
barque doit s’y rendre secrètement Vous consentiriez à
mourir dans une heure ; car alors, vous aurez vécu, dites-
vous. Mais voici la barque : les rameurs frappent l’eau
avec une précipitation sinistre ; ils sont seuls. Un geste
sans paroles vous entraîne au rivage : c’est là que vous
verrez…… Il est trop tard ; c’est sa poussière que vous
verrez. Tout a fini dans cette corruption. Vous, vous finirez
demain. Cependant la nuit est aussi belle ; la lune est
la même ; les vagues sont les mêmes ; les cieux sont les
mêmes !
Que fait donc l’homme, avec l’infini dans sa pensée et
des passions mortelles dans son cœur ? Quel vide il se

[150]

prépare, et dans quel précipice il | se jette entre deux
mondes si différens ! Si nous aimons l’instinct passionné,
ne connoissons que l’instinct ; si nous écoutons la raison,
ne suivons qu’elle. Mais étudier les choses éternelles, et