Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/7

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AVERTISSEMENT.

C’est à la page 384, du tome précédent que finissent les lettres de Mme de Sévigné ce n’est plus elle, c’est sa famille seule et ses amis qui remplissent le reste du volume. Mais, par une heureuse rencontre, nous recommençons notre tome XI par une lettre d’elle, une lettre entièrement inédite, que nous devons à une communication toute spontanée de M. et Mme Payne de Londres, à qui nous offrons ici, en notre nom et au nom de tous les amis de Mme de Sévigné, nos bien sincères remerciments. Cette lettre, si nous l’avions eue plus tôt, aurait figuré en tête du tome VI; elle n’a, comme d’ordinaire, qu’une date de jour, mais il nous a été facile ’d’en trouver le mois et l’année elle est mentionnée au commencement de la lettre du 14 septembre 1679, comme ayant été écrite la veille. Elle se trouvait parmi les papiers d’Horace Walpole, à qui la duchesse de Choiseul l’avait donnée. Elle la tenait, elle-même nous l’apprend, du marquis de Castellane, qui avait épousé en 1725 une arrière-petite-fille de Mme de Sévigné, Julie-Françoise, troisième fille de Mme de Simiane Nous la plaçons en supplément après cet avant-propos, et nous y joignons la lettre d’envoi de la duchesse et le billet qu’elle écrit à Mme du Deffand pour la prier de lui servir d’intermédiaire. Ce billet et cette lettre nous ont été apportés, il y a quelques mois, avec celle de Mme de Sévigné, par AI. Payne lui-même, à son passage à Paris avec une confiance dont nous avons été très-touché, il a laissé entre nos mains, pendant plusieurs mois qu’il est allé passer en Italie, ces trois précieux originaux. Nous avons profité de ce temps pour faire autographier cette lettre intéressante, écrite à Mme de Grignan dans le premier chagrin de la sépara-