Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/63

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Charles VI, surnommé le Bien-Aimé, éprouva pendant son règne beaucoup de malheurs et ne fut cause d’aucun. Il avait toutes les qualités qui peuvent constituer un bon prince, et y joignait l’extérieur le plus agréable ; né sensible, libéral, reconnaissant, il retraçait tout ce que ses ancêtres avaient possédé de vertus, sans avoir aucun de leurs vices. La faiblesse de son esprit, source de ses malheurs, était le seul reproche qu’il méritât ; mais cette faiblesse, faite pour être respectée, devait-elle servir de prétexte à toutes les horreurs qu’on inventa pour l’en punir ?

Oh ! combien sont coupables ceux qui approchent les princes, quand ils abusent de leurs passions ou de leur débilité !

Un délateur ayant accusé quelqu’un d’avoir