Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/96

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Charles rempli d’ardeur disposa tout ; et cette nouvelle extravagance allait s’exécuter, si l’on n’eût pas très sagement fait observer dans le conseil qu’il valait mieux travailler à la réunion de l’église, pour lors divisée par un schisme, que s’armer pour un tombeau.

Les résolutions changèrent ; mais Charles voulut au moins marcher en Italie pour forcer les Romains à se soumettre à l’obédience du pape Clément.

Pour Isabelle, elle se consola de voir échouer ses premiers plans : d’abord par la soustraction des sommes déjà touchées pour l’expédition de la Palestine, qu’elle promit au roi de garder en cas que le projet se renouvelât ; ensuite par celles, bien plus considérables, qu’elle reçut du pape pour fortifier les nouvelles résolutions que le roi venait d’adopter.

La guerre d’Italie décidée, on dressa le tableau des troupes destinées à passer les monts. Le roi devait conduire quatre mille lances ; les ducs de Bourgogne et de Berri chacun deux mille lances ; le duc de Bourbon mille ; le connétable deux mille, et mille devaient enfin marcher sous les ordres de Couci et de Paul.

Charles engagea le duc de Bretagne à le suivre ; mais celui-ci ne tint aucun compte d’une proposition que ses propres intérêts devaient l’empêcher