Page:Sade - La nouvelle Justine, ou les malheurs de la vertu, suivie de L'histoire de Juliette, sa soeur, tome 5, 1797.djvu/365

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con ; et il la mit sur la tête du vit de Lubin, qui bandait assez bien alors. Ce fut en cet instant qu’il ouvrit une petite armoire, déguisée par des glaces ; il en sortit une longue guirlande de feuille vertes ; j’ignorais et l’usage qu’il en allait faire, et de quelle plante elle était formée. Hélas ! à peine l’eût-il approchée de moi, que je ne tardai pas à m’appercevoir qu’elle était d’épines. Aidé du cruel agent de ses plaisirs, il me la passe et repasse trois ou quatre fois autour du corps, et finit par l’y fixer d’une manière très-pittoresque, mais en même tems fort douloureuse, puisqu’elle déchirait absolument tout mon corps, et principalement mon sein, sur lequel il la pressait avec la plus féroce affectation ; mais mes fesses destinées à un autre fête, ne participaient nullement à cette maudite parure ; bien dégagées de partout, elles offraient sans obstacle à ce libertin, toutes les chairs que devaient parcourir ses verges.

Nous allons commencer, me dit Dennemar dès qu’il me vit en l’état qu’il desirait, je vous exhorte à un peu de patience ; car ceci pourra bien être long. Dix coups de verges assez légers, deviennent les avants-coureurs