Page:Sade - Les 120 Journées de Sodome, éd. Dühren, 1904.djvu/256

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seiller, „je n’ai jamais vu chier comme cela“; il n’y avait que l’abbé et son neveu, quand nous revînmes ; [58]et comme ils opéraient, je puis vous le détailler tout de suite ; on avait beau changer ses maîtresses dans la société, du Coudrais, toujours content, n’en prenait jamais d’autre et ne cédait jamais la sienne. Il lui aurait été impossible, m’apprit-on, de s’amuser avec une femme, c’était la seule différence qu’il y eut entre d’Aucourt et lui, il s’y prit d’ailleurs de même pour les cérémonies. Et quand nous parûmes, le jeune homme était appuyé sur un lit, présentait le cul à son cher oncle, qui à genoux devant lui recevait amoureusement dans sa bouche et avalait à mesure ; et le tout en branlant lui-même un fort petit vit, que nous lui vîmes prendre entre ses cuisses. L’abbé déchargea malgré notre présence, en jurant que cet enfant-là chiait toujours de mieux en mieux. Marianne et d’Aucourt, qui s’amusèrent ensemble reparurent [59]bientôt et furent suivis de Desprès et du Cange qui n’avaient, disaient-ils, que flotter en m’attendant : „Parce que,“ dit Desprès, „elle et moi sommes des vieilles connaissances, plutôt que vous, ma belle reine, que je vois pour la première fois m’inspire le plus ardent désir de m’amuser tout à fait avec vous.“ „Mais, monsieur,“ lui dis-je, „monsieur le conseiller a tout pris, je n’ai plus rien à vous offrir.“ — „Eh bien,“ me dit-il, en riant, „je ne vous demande rien, c’est moi qui fournira tout, je n’ai besoin que de vos doigts.“ — Curieuse de voir ce que signifiait cet énigme, je le suis et dès que nous sommes enfermés, il me demande mon cul à baiser seulement par une minute, je le lui offre et après deux ou trois suçons sur le trou,