Page:Sade - Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage,1800.djvu/42

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pour qu’il te fut remis avec toute la diligence possible ; je l’ai pris des mains de ton valet,… et je l’ai lu.


Oxtiern, parcourant le billet, ne s’arrête
qu’aux mots suivans :

” L’adversaire que je vous offre est digne de se battre avec vous… Sais-tu quel est cet adversaire ?


Derbac.

Je crois le deviner.


Oxtiern.

Qui donc ?


Derbac.

Ernestine elle-même.


Oxtiern.

Ernestine ?


Derbac.

J’en suis sûr.


Oxtiern.

Quelle certitude as-tu de cette extravagance ?


Derbac.

J’ai vu dans les mains du valet de l’auberge, le vêtement blanc dont il s’agit ; il le porte à Amélie, qui doit le remettre à Ernestine ; et c’est sous se déguisement, qu’elle doit venir t’attaquer elle-même.