Page:Saint-Amant - Œuvres complètes, Livet, 1855, volume 1.djvu/70

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Puisque j’ay le bon-heur d’estre dans votre estime.
Conservez-y moy donc, soyez mon protecteur,
Et je vous feray voir que, sans estre flatteur,
Publiant vos vertus, je sçay rendre le change,
Avec double interest, d’une juste louange.
Peut-estre dira-t’on que je suis bien hardy
D’entreprendre le chant du haut nom de GONDY,
Veu qu’Appollon luy-mesme auroit assez à faire,
Dans les plus graves airs que sa lyre profère,
De parvenir au but d’un si divin projet,
Manque de suffisance, et par trop de sujet ;
Mais j’aime mieux qu’on voye aux fruits de mon estude
De la temerité, que de l’ingratitude.