Page:Saint-Pol-Roux - Anciennetés, 1903.djvu/81

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— L’aurore courtisait les lys de Béthanie. —
Les bras de l’affranchi du manoir sans vantail
Se prirent à tiquer en bras d’épouvantail,
Lin grillon fol hantait la mâchoire jaunie.

Lazare s’avança, d’une roideur de fer,
Entre son front hideux fanant les jeunes filles
Et le lent bégaiement des pas à ses chevilles.
Tombé du ciel, on l’eût dit monté de l’enfer.

Les aromes, qu’avec leurs larmes solennelles
Sur sa peau ses deux sœurs avaient voulu verser,
Envahissant son odorat, fesaient danser
Des rides sur sa face et gicler ses prunelles.