Page:Sainte-Beuve - Nouveaux lundis, tome 13.djvu/464

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DÉBUT D’UN ARTICLE ‘

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L’HISTOIRE DE CÉSAR ’ Î. ‘

Il y a deux sortes et comme deux races de Césars : les Césars par nature et par génie, et les Césars par volonté. Les premiers, si l’on considère le grand Jules, qui en est le type, sont le génie même dans toute son étendue et sa diversité, l’humanité même dans ses hauteurs, ses grandeurs, ses hardiesses heureuses, dans son brillant et son séduisant, dans ses habiletés, ses souplesses, ses fertilités, ses intrigues et ses vices. Tout ce qu’il faut savoir à heure donnée, César le sait ; tout ce qu’il faut entreprendre et faire, il le fait à point. Il parle, il -dicte, il agit, et toujours avec la même supériorité aisée ; élégant, éloquent, prodigue, le premier au Forum ou dans les soupers, futur roi du genre humain ou roi des convives, il ale génie d’Alaibiade, mais il y joint une ambition constante et fixe qu’Alcibiade n’avait«pas.’ll retarde sur Alexandre et ne . 26.