Page:Samain - Œuvres, t2, 1921.djvu/202

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Et le roi sent, frisson d’or en ses chairs funèbres,
La vipère luxure enlacer ses vertèbres ;
Et, tendant ses vieux bras de métaux oppressés,

D’une bouche repue, incurablement triste,
Pendant qu’à terre gît le chef de Jean-Baptiste,
Il boit le sang qui brûle au bout des seins dressés,

Et l’irritante horreur des grands yeux révulsés.