Page:Samain - Œuvres, t2, 1921.djvu/274

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Un rayon d’or tombé dans l’ombreuse retraite,
A glissé dans sa chair une langueur secrète ;
Tout son corps amoureux s’allonge de désir.
Ses bras tordus en vain, las d’étreindre le vide,
Retombent ; des sanglots pressent son cœur rapide.
Par l’attente d’un dieu ses traits semblent frappés ;
Elle arrache de l’herbe avec ses doigts crispés
Et soudain se soulève à demi, pâle et sombre…
Et les yeux d’or du faune ont pétillé dans l’ombre.