Page:Samain - Œuvres, t2, 1921.djvu/292

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Par l’escalier du ciel l’enfantine journée
Descend, légère et blanche, et de fleurs couronnée,
Et, pour mieux l’accueillir, la mer au sein changeant
Scintille à l’horizon, toute blanche d’argent…
Mais déjà les enfants s’échappent ; vers la plage
Ils courent, mi-vêtus, chercher le coquillage.
En vain Lyda les gronde : enivrés du ciel clair
Leur rire de cristal s’éparpille dans l’air…
La maison du matin rit au bord de la mer.