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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

mais écris-moi, ne sois plus malade et aime ton vieux George.

Je t’ai demandé pour Maurice des instruments aratoires, qu’il attend avec grande impatience. Il me prie de te tourmenter de sa part. Je te tourmente, sois tourmenté.

Amen !


XCIII

À MAURICE DUDEVANT, À NOHANT


Paris, 6 décembre 1832.


Mon cher ange,

Nous sommes arrivées hier sans accident et me voilà aujourd’hui presque sans fatigue. Nous sommes toutes reposées. Ta sœur est gaie, fraîche et gentille. Tout le monde la trouve embellie et mignonne à croquer. La petite femme[1] a très bien supporté le voyage et n’a pas seulement levé le nez en traversant Paris. Elle a l’air de ne se guère soucier des choses nouvelles. Si elle continue à être ce qu’elle est aujourd’hui, je serai contente d’elle ; car elle fait bien tout ce qu’elle peut pour m’être utile.

Je ne te dirai rien de neuf ; je n’ai encore songé

  1. Sobriquet de la jeune villageoise amenée à Paris par George Sand.