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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND


CIV

À M. ADOLPHE GUÉROULT, À PARIS


Paris, 3 juin 1833.


Monsieur,

Vous avez été si bon et si obligeant pour moi, que, malgré le long temps qui s’est écoulé sans m’apporter aucune nouvelle et aucune visite de vous, je ne crains pas de réclamer votre bienveillance. Je viens de faire un livre intitulé Lélia, qui a besoin de votre appui. Si vous voulez bien venir me voir, nous en causerons et je vous demanderai de vive voix la continuation de vos bons offices.

Voulez-vous venir dîner avec moi demain ? Il faut que je vous dise, sur ce livre assez embrouillé et sur quelques difficultés du succès, plus d’une parole, et je ne suis libre que vers cinq heures. Puis-je compter sur vous ?

Tout à vous, monsieur.