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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

15 mai dernier et du 15 juin prochain, si toutefois cela t’intéresse.

Je voudrais avoir ici mes enfants et pouvoir y vivre longtemps ; c’est un beau pays. Embrasse Émilie pour moi, et, si tu vois mon fils, parle-moi de lui beaucoup. Je t’embrasse de tout mon cœur.

Écris-moi :

Alla Spezieria Ancillo.
Campo San-Luca.
Venise.


CXV

À M. JULES BOUCOIRAN, PARIS


Venise, 4 juin 1834.


Mon cher enfant.

Je suis rassurée sur le compte de Maurice. Je viens de recevoir une lettre de lui et une de Papet ; mais je commence à être sérieusement inquiète de vous, ou très affligée de votre oubli. Buloz me mande qu’il vous a remis, le 15 mai, cinq cents francs pour moi. Je vous avais écrit de me faire parvenir mon argent bien vite, parce que je n’avais plus rien. Nous sommes au 2 juin, et je n’ai rien reçu.

Je suis aux derniers expédients pour vivre, car j’ai horreur des dettes. Maurice m’écrit qu’il vous a envoyé une lettre pour moi il y a plusieurs jours.